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RÉCITS RENCONTRE INTERNATIONALE francophone des Amis de la Nature en Belgique

publié le 1er octobre 2017 (modifié le 13 janvier 2018)

RENCONTRE INTERNATIONALE FRANCOPHONE DES AMIS DE LA NATURE

Du 2 au 5 juin 2017 dans la région de la Haute Meuse, Belgique

184 participants : 105 français dont une dizaine d’UTAN Les Ulis, 13 suisses, 1 algérien et 65 belges.

Nous avons posé nos valises à Massembre. Situé à Heer/sur/Meuse, ce village de vacances est un lieu idéal pour se retrouver. Un endroit hors du temps entouré d’espaces verts où chacun pouvait se relaxer et se couper du monde. Sur 120 ha boisés, pas moins de 7 ha sont consacrés à un parc animalier. Une raison de plus pour que chacun puisse y trouver son plaisir. L’accueil a débuté le vendredi 5 juin 2017 à partir de 14h. Tout au long de l’après-midi, les arrivées se sont succédées. Le temps pour chacun de découvrir son logement et de s’organiser une petite promenade sur le site avant de se rassembler autour d’un verre." Jacques (président de l’Union Francophone des Amis de la Nature de Belgique).

Voici un petit récapitulatif de notre beau séjour.
Dans un premier temps, attardons nous aux Jardins d’Annevoie, classé patrimoine majeur de Wallonie. Conçu au XIIème siècle par Charles Alexis de Montpellier, ces jardins côtoient différents courants : le style français (symétrie), le style italien (l’art s’accorde à la nature, contrastes et effets de surprise) et le style anglais (reproduction artificielle de la nature). Dans ces jardins, l’eau s’écoule de manière naturelle depuis plus de 250 ans. En effet, les jardins sont traversés par un réseau de canaux à la surface ainsi qu’en sous-sol. On parle de vases communicants...

Pour notre pause de midi, nous nous sommes dirigés vers l’Île d’Yvoir. Cet écrin vert de 2,5 ha a offert aux participants un moment de détente. Un cadre de rêve au goût de vacances au soleil ! Là, nous attendait notre pique-nique accompagné d’une boisson au choix. Softs ou de bonnes bières bien belges...
Ensuite, nous avons repris le bac pour revenir sur la rive de la Meuse et embarquer dans nos cars respectifs pour nous rendre sur le site du Château de Vèves et plonger dans le XVème siècle.
« La princesse Aurore grandira en beauté, en sagesse, aimée de tous ceux qui l’approcheront. Mais, avant que le soleil ne se couche sur son seizième anniversaire, elle se piquera le doigt à un fuseau... et elle mourra ! » La Belle au Bois dormant, Charles Perrault

Le château de Celles, dit de Vèves est représentatif des bâtisses militaires du XVème. Les fondations du château primitif remonteraient au VIIème siècle, cette forteresse fut détruite en 1200 et reconstruite par la famille de Beaufort. Au fil de son histoire, ce château subit de nombreuses dégradations (incendie au XVème siècle, révolution française). Le château de Vèves est considéré comme l’un plus beaux et un des mieux conservé de Belgique. Au détour des couloirs de la bâtisse, on y découvre un riche mobilier, une collection de peinture et de photographie. La famille de Liedekerke-Beaufort, propriétaire actuel, a souhaité donner à ce lieu, une atmosphère familiale. Quel rapport avec le conte de Perrault me direz-vous ? En pratique pas grand-chose mais dans l’imaginaire des enfants, une porte magique vers l’Histoire.

Notre première journée clôturée, nous avons profité d’un repos bien mérité au sein de Massembre.
Attardons nous maintenant à la découverte de la ville de Dinant. Le nom « Dinant » a des origines celtiques. Dinant désigne une ville liée à son fleuve, ici la Meuse. Le site où s’est développée la ville est caractérisé par ses défenses naturelles :

  • Côté occidental : La Meuse
  • A l’Est : Une haute falaise a façonné un rempart de calcaire qui forme un dangereux précipice
  • Au Sud : Le territoire est fermé par le rocher Bayard
  • Au Nord : La petite vallée de la Leffe achève la fermeture de cet espace

Le destin de la ville est entièrement lié à ces conditions topographiques que l’Homme a tenté au mieux d’exploiter dans un but de protection. Des constructions ont ensuite été érigées pour parfaire leurs fortifications, celles-ci ne débuteront qu’autour de l’an Mil.
La grotte merveilleuse, une grotte touristique située sur la route de Philippeville à Dinant, sera notre premier arrêt sur les traces de la ville de Dinant. Elle a été découverte en 1904 lors de travaux pour la construction d’une ligne de chemin de fer. Dans un premier temps cette grotte est baptisée « Grotte de Raimpaine », du nom du lieu-dit Rend-Peine. Elle fut ensuite renommée « La Merveilleuse » au vu de son esthétique. Ce site exceptionnel est composé de 850 m de galeries dont 650 m sont accessibles aux visiteurs. On y trouve de nombreuses stalactites (Qui tombe, en haut) et stalagmites (Qui monte, en bas). Des chauves-souris abritent également ce lieu.

Quoi de mieux que découvrir Dinant à bord d’un bateau ! Nous embarquons pour une petite croisière sur la Meuse. Un moment idéal pour pique-niquer. Une autre manière de découvrir quelques-uns des monuments historiques et des paysages dinantais.

Pour clôturer notre visite de Dinant, direction un joyau de la ville, la Citadelle. Le fort de Dinant est souvent décrit comme une œuvre hollandaise mais elle est en réalité d’inspiration française. Les ingénieurs étaient bien hollandais mais largement influencés. Les citadelles sont construites à la manière d’un navire de guerre. Ce sont des forts massifs contenant un grand nombre de canons et de garnisons. Pour rejoindre la citadelle, les plus courageux ont parcouru les 408 marches qui les séparaient de l’édifice tandis que d’autres ont profité de la vue à bord du téléphérique. Rien de tel que d’être accueilli par un panorama qui en jette.

Pour terminer cette journée haute en découverte, direction la Brasserie du Bocq pour une visite et une petite dégustation. Nous devons cette entreprise à Martin Belot, un fermier, qui en 1858, brasse pour la première fois une bière dans les dépendances de sa ferme. Un avantage, une source d’eau sur place. Au fil des années, sa bière est un succès. La gamme se diversifie pour proposer des bières de table et des bières fortes. Aujourd’hui, la brasserie du Bocq garde un caractère familial. Elle est même devenue un exportateur important.

On peut y déguster la Blanche de Namur et rosée, la Gauloise Blonde/Brune/ Ambrée...la Christmas, la Saison 1858, la Triple Moine, la Deugner, la Redbocq, l’AppelBocq. Il y en a pour tous les goûts !
La prochaine rencontre sera organisée par nos amis suisses en 2019 ou 2020.
[ce compte-rendu est diffusé grâce à UTAN national]